octobre 2013

 

L'investigation

 


L'investigation prend sa source dans l'écoute, l'observation, la présence consciente à ce qui est, inconditionnelle, sans idée préconçue, sans intention préalable, sans rejet ni complaisance, sans jugement de ce qui est vu ou écouté.

C'est un processus méditatif. C'est méditation.

 

Son moteur  n'est pas une quête quelconque mais la soif de vérité.

Elle permet de voir le mensonge, l'illusion et donc de s'en détacher

 

Elle est le processus qui observe ce qui est et permet de comparer le contenu de la pensée à ce qui se passe réellement. Le regard (synonyme,  l'écoute) voit ce que dit la pensée et voit aussi ce qui se passe  en dehors de la pensée. Une pensée qui parle "vrai" est vérifiable par le fait que ce qu'elle énonce existe même en dehors d'elle.

C'est par cette comparaison que l'on réalise que, si ce qui est ne correspond pas à ce qui se dit au sein de la pensée, il s'agit d'une illusion..

 

 

L'investigation est  voie directe de la conscience. 

 

 

 

 

 

 

 

 

Janvier  2013

 

 

Janvier  2013

 

 Afin de rétablir la vérité de ce qui est, afin de se sortir définitivement de l’ignorance, l’investigation est une étape déterminante. Elle est le prolongement lumineux de nous-même « conscience »

En revanche bon nombre restent bloqués à ce niveau car font un rejet de cette investigation. Cette réactivité est due à un amalgame entre l’investigation et le mental égotique, ils se sentent repris par les affres de l’ego dès lors qu’ils se servent de leur mental. (Voir le texte les mots du silence)

Ce blocage va alors entraîner la fixité du parcours empêchant la lumière de se faire et re-permet alors la reconstruction du rêve égotique.

Il s’agit donc, lorsque cela se passe de regarder bien en face ce refus, cette réactivité à l’investigation afin de lever la confusion qui existe entre les mots issus de l’ego et les mots issus de la clarté de l’être. Cela peut prendre un certain temps d’autant que cela peut être un des derniers moyens que le  rêve égotique  a pour essayer de survivre. Dans ce cas, la peur est à accepter et à écouter en s’y abandonnant totalement.

Lorsque cette étape de refus est passée, l’investigation va pouvoir se remettre en place et il s’agira alors non plus d’investiguer les croyances fonctionnelles des actes posés qui font souffrir mais la racine même de la croyance en une individualité séparée.

Pour se faire la question sera : quelle est la ou les preuves que j’ai qui me prouvent que je suis une entité séparée un individu séparé. Ceci est la croyance mentale fondamentale de la séparation mais cela ne suffira pas. Il faudra aussi investiguer encore et encore ce sens du moi, confus subtil et profond ressenti à travers le corps : affect ayant imprégné cette matière corporelle depuis la plus tendre enfance. Cet affect maintient le corps tendu, contracté donnant un ressenti de densité de présence différent de tout ce qui est perçu par ailleurs. Ceci  entretient la différence donc la sensation d’exister individuellement.

Ce sens physique du moi, nourri par la contraction l’est également par la surimposition quasi permanente de ce que j’appelle le schéma corporel, image qui se reconstruit sans cesse et se surimpose à toute perception directe créant un semblant de continuum corporel.

La question que l’on peut se poser vis-à-vis du corps: quelles sont  la ou les preuves  que ce corps a des limites ?

L’investigation consiste ensuite à mettre en doute toutes ces preuves et à les explorer en toute authenticité à partir du vécu ou de la raison fondamentale de l’être.

On réalise alors que le corps est un concept et que dans la réalité du vécu, tout est corps, il y a uniquement perceptions au sein de l'Espace conscient que je suis. Les tensions, douleurs et crispations diverses sur lesquelles était figée l'attention ne sont que de simples phénomènes limités perçus au sein de la vaste conscience. Le corps n'a plus de limite perceptive il n'est plus que perceptions sensorielles au sein de la vastitude consciente, la même que celle qui perçoit les pensées,..

 

 

 

 

 

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