Sens et valeurs donnés aux perceptions

 

C’est le sens et la valeur, donnés aux perceptions qui créent artificiellement un monde auquel on  croit et auquel on s’identifie.

Le sens et la valeur donnés aux perceptions se font par l’intermédiaire de la pensée.

 

Tout d’abord se crée le sens c’est-à-dire signification : c’est un étiquetage de ce qui est perçu. Cet étiquetage va intéresser des formes sensorielles qui artificiellement sont séparées de leur champ perceptif global : séparation du champ perceptif conscient, séparation des champs sensoriels spécifiques, formes visuelles, formes sonores, formes tactiles, etc..

Puis en second lieu étiquetage de « packs » de formes assemblées artificiellement entre elles via la pensée créant des pseudos objets matériels auxquels on finit par croire « dur comme fer »

C’est l’ancrage du sens de la séparation à travers le mental : le monde est créé.

 

En second temps (mais qui va très vite après le sens donné, c’est une valeur qui est donnée aux étiquetages. Le bon/le mal, le mieux/le moins bien, le beau/le laid, le +/ le moins etc… apparaissent amenant l’idée du choix, le plaisir et le déplaisir, le j’aime/je n’aime pas. Cela se fait à partir des expériences perçues qui sont comparées les unes avec les autres à l’intérieur d’une banque de donnée qui se garnit au fur et à mesure : la mémoire. A partir de cela, se crée un vécu particulier autour du ressenti : tension, crispation dans le refus (valeur : mauvais) et détente dans l’acceptation (valeur : bon). Il s’ensuit sans arrêt une espèce de système d’accordéon corporel faisant vivre des états d’ouverture (détente) ou fermeture (tensions) en alternance des valeurs données et qui sont crues.

C’est le vécu caractéristique de l’égo c’est-à-dire de l’histoire d’un moi dans le monde.

 

Lorsque l’attention commence à quitter la pensée, le système de valeurs établies s’effondre en premier et rend toute perception équanime. Cela est très déroutant dans un prime abord car l’effet yoyo du ressenti, alternant entre fermeture et ouverture, tombe avec. L’alternance de ces états laisse place à une tranquillité toute simple et détendue sans contraste. A partir de là un vécu sensible profond et non nommé se voit et permet ensuite d’aborder la 2ème phase :

La disparition de la signification donnée aux perceptions. Dans cette disparition, le sens de la séparation disparait également progressivement libérant l’attention de la focalisation sur le nommé et la restituant à la globalité de la perception. Le monde tel qu’il était  c’est-à-dire pensé disparaît aussi laissant la place à l’immédiateté de ce qui est, sans séparation, réalisant  que tout est soi,  c’est-à-dire que tout est conscience et que rien d’objectif matériel ou autre n’a jamais existé.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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