Action / réaction

 

Dans le monde phénoménal, les choses sont en autogestion.

Les actions naissent d'elles-mêmes, conséquences de tout ce qui est.

Par ex:

La pluie tombe lorsque le nuage est saturé de vapeur d'eau.

L'éclair jaillit lorsque 2 nuages s'entrechoquent.

Naturellement le corps se couvre quand il a froid, il dort quand le sommeil arrive, mange quand il a faim.

L'expir surgit à la fin de l'inspir et inversement.

Quand le frigo est vide, on va faire les courses.

Quand le printemps arrive, les feuilles des arbres poussent etc... 

Il n'y a aucune volonté dans tout cela. 

 

La réaction, elle, surgit sur le mode de la dualité. Elle se pose en opposé à ce qui est, conséquence d'un jugement ou d'une opinion qui décrète que ce qui est n'est pas correct.

Cela s'appuie sur une modélisation établie à l'intérieur du mental dont la source est la mémoire.

De ce fait la réaction est comme issue d'une volonté de changer ce qui est, et ainsi crée une tension donc un blocage par rapport à la fluidité naturelle de l'autogestion des phénomènes.

Elle naît en conséquence d'une pensée alors que l'action naît d'elle-même spontanément.

Le voir, permet d'explorer la croyance, le jugement qui la sous-tend. Le discernement fait alors son oeuvre dissolvant cette réaction avec la pensée qui la faisait naître.

 

 

Ainsi l'on peut dire: le fonctionnement égotique agit en réaction alors que le fonctionnement exempt du "moi" est simple action.

 

 

L'agir (2014)

 

Comment l'agir surgit il ?

 

Dans le rêve d'individualité, il y a saisie de l'agir, de l'action et appropriation de cela par la pensée.

Ainsi, il y a impression que l'agir vient du "moi". Dans la croyance en ce "moi" il y a également la croyance que ce moi a le pouvoir de gérer l'agir. 

Au lieu d'être non focal, le regard est focalisé sur le rêve "moi". Le moi du rêve a un corps (rêvé). La croyance que ce "moi" rêvé est soi entraîne l'implication corporelle non rêvée.

Ainsi l'agir qui est rêvé, qui part de l'individu "moi" rêvé va impliquer corps-mental et rejeter artificiellement le reste de l'instant.

C'est cela qui génère l'espèce de bug à la fluidité naturelle de l'instant.

Concrètement cela se vit par une tension permanente plus ou moins dense par rapport à l'agir qui semble surgir d'un centre "corps-mental"

 

 

Quand il n'y a pas saisie , ni vision fixée sur le rêve "moi",

Le regard englobe l'instant dans sa totalité.

L'agir surgit de cette globalité et concerne la mise en forme. de l'instant

Il n'y a pas de centre à l'agir.

Concrètement, cela se vit dans la plus parfaite détente, sans personne aux commandes. Tout est en interaction exactement comme la cellule au milieu du corps qui est en interdépendance avec toutes les autres formant un tout qui reçoit, se meut et  émet en réponse à ce tout.

 

 



Action-réaction (août 2015)


Lorsque l'on se fait vivre l'impression qu'il nous manque quelque chose (incomplétude) immédiatement le réflexe est d'aller le chercher chez l'autre (pour rétablir la complétude)


Ceci , bien entendu est le début des problèmes, car, déjà l'impression de manquer de quoique ce soit est fausse puisque notre nature est la complétude, donc la rechercher est absurde et ne peut que finir en impasse mais aussi car chercher chez "l'autre" implique dépendance, attachement et ses corollaires frustrations et réactivation du manque qui est ainsi vivifié à souhait.:un cercle vicieux complet.


La remontée du fil d'Ariane, consiste à revenir à cette impression du manque et à lui faire face, la laissant totalement se déployer sans intervenir et en étant totalement à l'écoute. L'illusion de base se dévoile alors tôt ou tard au rythme où on est prêt* à  laisser la lumière se faire. 

*prêt, c'est à dire quand la lumière du voir tient alors plus à coeur que l'objectif de combler le manque.

 

 

 

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