L'enquête de vérité

 

Les quêtes sont multiples mais la principale, bien souvent est la quête du mieux-être, du bonheur et de la disparition de la souffrance. Cette quête est forcément tôt ou tard vouée à l’échec (car s’appuie sur un postulat erroné, celui de croire que nous sommes coupés du bonheur) et se transforme alors un jour en quête de vérité, ce que j’appelle plutôt enquête de vérité.

En effet quand la quête du bonheur arrive à son échéance, c’est  que l’on sait désormais que jamais rien d’objectif ne pourra apporter vraiment ce que l’on cherche, qu’on ait eu tout ce que l’on désirait ou pas. C’est à ce moment-là que pointe le sentiment profond qu’on ne regarde pas au bon endroit.

L’enquête du réel n’est pas forcément synonyme de bien-être. Il y a même des moments où c’est franchement inconfortable eu égard à nos vieilles croyances et habitudes, cela demande parfois de « digérer » ce que nous découvrons. Mais une fois enclenchée on ne peut plus reculer tellement on sent que c’est le chemin juste; on est prêt à tout découvrir quel que soit ce qui va être découvert. La recherche de vérité s’apparente alors à un amour total pour cette vérité. Tout lui est donné car elle se justifie à elle seule. Plus tard lorsque le réel s’est enfin révélé, le bien-être et le bonheur s’ensuivent, pas du tout ce qui pouvait être imaginé auparavant. Il y a les états de bonheur mais surtout le « se savoir être" la source de tout bonheur est immensément plus vaste et puissant. Le bien-être, le bonheur trouvés n’étant plus le moteur de la quête,  sont un effet secondaire de la réalisation de la vérité. Ils sont de notre nature même.

 

Le vécu direct 

 

 

Dans la condition (conditionnement) humaine, nous prêtons davantage attention aux pensées qu’aux autres perceptions sensorielles qui sont à disposition. En faisant cela nous portons attention à un imaginaire fabriqué que nous prenons pour le réel. Cet imaginaire est responsable du sentiment de séparation « moi et les autres » ou  « moi et le monde », source de toutes les souffrances.

Lorsque l’on observe le mental, on découvre comment il fonctionne.

 On réalise que les pensées émises sont fabriquées avec une matière 1ère que l’on pourrait nommer mémoire et qu’à partir d’elle, des découpages et associations sont faits, créant un monde conceptuel, virtuel.  Une fois la pensée émise, lorsque l’attention s’accroche à elle, cela devient une croyance. Celle-ci va se manifester dans le corps sous forme de sensations directes (différentes des sensations imaginaires du mental)  et concrétiser en perceptions sensorielles  ce que dit la pensée. C’est tout ceci qui crée comme un monde parallèle se juxtaposant à la réalité et nous fait vivre d’innombrables histoires toutes issues du "moi" et toutes génératrices de souffrance.

Bien que cela ait l’air très réel (dû au fait que le corps manifeste par les sensations directes ce qui se dit dans la pensée), c’est l’équivalent d’un film qui se déroule devant nos yeux et auquel on adhère totalement (bon public dit on). La réalité est toute autre, infiniment plus simple et infiniment plus riche en même temps. Cette réalité est douce, bonne et ne génère aucune souffrance.

Tant que l’on est perdu dans ce monde mental imaginaire, elle n’est même pas envisageable. C’est souvent à force de souffrance ou de sentiment d’incomplétude que petit à petit va se réveiller comme un parfum de paradis perdu nous amenant à endosser l’habit du quêteur à la recherche de ce qu’il croit avoir perdu.

En réalité, rien n’a jamais été perdu et il n’y a rien à retrouver qui manquerait. Il s’agit juste de décrisper le regard du contenu des pensées, de le délocaliser, pour que, libres, les autres perceptions reprennent leur juste place. Dès lors la réalité s’éclaire et permet de se libérer de tous les fantasmes auxquels on était identifié.

Il y a une voie très simple et directe qui peut s’auto suffire car permet à l’attention distraite et crispée sur l’illusoire d’être ramenée au réel instant par instant. Cette voie est ce que j’appelle le vécu direct. Le fonctionnement mental fabrique des « choses » qui ne sont pas réelles, qui n’ont pas de réelle existence. Il suffit donc de regarder ce qui est vraiment là à chaque instant. Pas besoin de comprendre quoique ce soit, pas besoin de chercher midi à 14h ou mille astuces. Regarder ce qui existe vraiment à l’instant, rétablit le regard à sa juste place et amène le discernement entre le faux du réel.

Cela peut demander comme une pratique pendant un moment car l’habitude de se confondre au contenu du mental est si ancrée qu’il y a à inverser cette tendance. Des efforts peuvent-être à fournir un certain temps pour ce faire. Mais ensuite cela devient de plus en plus facile d’autant que l’on a commencé à réaliser les bienfaits engendrés par le regard direct.

La question à se poser est :

Quel est le vécu direct de l’instant ? Quelle est la réalité hors de la pensée? Qu'est ce qui est perçu directement et non pensé? 

Le repère principal à cela c’est ce qui existe vraiment à l’instant.

 

Lorsque le vécu direct à détrôné le vécu mental, on réalise l’unité de tout ce qui est et que nous sommes. 

 

La spiritualité perd toute sa mystification et devient la réalité vécue, simple, concrète de chaque instant.

 

 

 

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