Le spectacle et l'instant

 

La manifestation dans sa continuité est un spectacle

Au sein du regard pur, le spectacle se déploie avec toutes les qualités inhérentes à l’essence même du regard : amour, paix sérénité joie…

Quand le regard se pervertit, le spectacle en subit les conséquences et se déploie en conflit, souffrance, peur etc..

Le regard se pervertit quand il s’identifie au spectacle

 

La manifestation dans sa réalité est l’instant. C’est un vécu direct

 

 

 

 

Projection

 

 


Lettre à une amie, 2013

 

Chère Amie.,

 

Merci de ce beau message plein d’amour. Je reconnais cette lumière amour que tu rayonnes.

Toi, aussi tu es dans mon cœur.

 

En ce moment je vis le « démantèlement » du processus de projection. Ce qui me percute en lien avec ce que je vis, c’est la correspondance archétypale du film, c’est-à-dire du caractère symbolique de ce qui est perçu. Je réalise pleinement que le monde est dans la conscience de façon non projetée avant de se projeter dans la perception. On peut dire que le monde non projeté est comme un monde intérieur et que le monde projeté est comme un monde extérieur. Ce serait comme une idéation du monde avant qu’il ne soit « concrétisé » dans la perception. Tout ceci se fait par l’intermédiaire du mental.

Ainsi, par ex, j’ai compris pourquoi à un moment donné, je ne faisais presque plus le ménage dans la maison: cela correspondait au moment où j’ai réalisé qu’il n’était pas nécessaire de se nettoyer sans cesse pour réaliser ce que l’on est. Dans cet exemple, « moi »  est projeté sur la maison et le nettoyage du « moi » est projeté sur le nettoyage de la maison.

J’ai compris pourquoi il y a eu une vie très solitaire presqu’en ermite, c’est parce qu’il y avait en moi le sentiment que le monde est inutile c’est à dire le sentiment de la fin du film, ceci s’est projeté en un retrait du monde « extérieur ».

Ainsi plus vaste, le sentiment d’être moi est projeté sur la forme de l’individu mais il peut se projeter sur une voiture, une maison etc…et tout ce qui se perçoit dans le monde « film » est en fait une reproduction basée sur le symbolisme archétypal d’un amont non manifesté et sans substance à l’intérieur de la conscience. On pourrait dire que cet amont est le monde intentionnel avant sa mise en forme. Ceci explique pourquoi on connait tout ce qui est dans le monde « extérieur », il est en soi non projeté en monde  « intérieur ».

Qu’en dis-tu ?

A partir de là, j’ai le sentiment que la fin du monde extérieur correspond juste à l’arrêt de la projection du monde intérieur, concrétisé par la mort du corps (qui représente le détenteur des sens et du mental  dans le symbolisme). Si le regard n’est pas allé plus loin, il persiste un monde intérieur, graine future d’un nouveau monde extérieur C’est ce qui expliquerait l'idée des  réincarnations (symbolisme de la persistance d’un scénario de monde intérieur)

 

En revanche, si le regard s’est réalisé et a vu le film dans sa globalité et à sa source (donc mondes extérieur et intérieur), il ne peut  plus y adhérer, fini donc la projection, correspondance archétypale du film, fini le rêve du monde donc de l’idéation du monde, le vécu devient immédiateté et non plus perception.  Il me semble que c’est là qu’il y a transcendance du monde et retrait des « lunettes  mentales » Est-ce cela que tu vis ?

 

Je t'embrasse de tout cœur

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Comment le monde se construit-il?

 

Il nait, vit et meurt en chacun des instants.

Il y a en soi comme un monde intérieur, immatériel, fait d'impressions, d'idéation, de ressentis sans substance ou plus profondément, suivant que les croyances égotiques s'effacent, comme d'expressions du soi non encore exprimées mais en attente de l'être.

On pourrait décrire (ce qui est en fait totalement indescriptible) ces « intentions » qui n'en sont pas comme des verbes: aimer, vivre, écouter ou des noms non objets: vision, beauté, source, tendresse, etc..

Suivant une correspondance archétypale, c'est à dire comme un encodage, ces intentions prennent formes en individus, objets, paysages, nature et en interactions, en mouvements entre les formes.

Cela se produit exactement de la même façon à travers les croyances égotiques. La colère par ex prend la forme d'un individu présentant un certain type de posture, de mimiques, ou par une explosion ou par un mouvement très rapide etc… autre exemple : l’idée de douceur va prendre forme par un regard ou l’acte de bercer un bébé ou de caresser un chat etc...

 

Pour réaliser cela on peut prendre l'analogie du film et du projecteur. Il y a, à la base un scénario totalement immatériel qui nait dans la pensée de l'auteur sans aucun substrat. La réalisation du film est finie quand le scénario devient forme visible et audible par la présence du film qui contient les formes des personnages, des lieux et tous les phénomènes contenus dans l'histoire. Le monde intérieur est le scénario avant sa mise en œuvre et le monde extérieur est le film projeté que voit le spectateur. Le projecteur c'est le mental le spectateur est le regard.

 

 

 

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"Je" suis ce qui voit tout ce qui est vu. "Je" est sans identité.

 

Tout ce qui est vu appartient au film, est géré par le film, nait vit et meurt dans l'instant.

 

Même le parcours de réaliser tout cela appartient au film.....