Le lâcher-prise

 

On ne peut pas lâcher prise, le lâcher prise se fait de lui-même mais aucune volonté personnelle ne peut le provoquer (d'autant que la volonté personnelle est un leurre, cf. chapitre sur le sujet).

Le lâcher prise est comme une frontière, celle qui se situerait entre l'égo et le Soi.

C'est le fil du rasoir où se produit la reddition de l'ego qui se soumet à plus grand que lui, juste avant sa dissolution.

Le lâcher prise est comme la résultante d'un (souvent long) processus qui consiste à épuiser toutes les stratégies de l'égo jusqu'à ce que  l'impuissance personnelle soit réalisée et non combattue. C'est dans la prise de conscience de la toute réalité de cette impuissance que se produit le lâcher prise c'est à dire comme son nom l'indique, la fin de l'accroche à la pensée et aux actes qui en découlent.

 

 

Si on explore plus à fond la nature même de ce qui sous-tend ce lâcher prise, on réalise que cela s’appuie sur une erreur d’évaluation de ce qui est.

Pour parler de lâcher prise, ça sous-entend que l’on tient prise. Cela s’appuie sur l’idée d’un pouvoir personnel et d’un refus de ce qui est.

En réalité il n’y a ni l’un ni l’autre. On se fait croire à ça (et donc un vécu en adéquation) de façon tout à fait hallucinatoire.

Il n’y a pas de pouvoir personnel pour la bonne raison, que la personne est une fiction reposant sur les perceptions sensorielles interprétées et revisitées par le mental (cf. chapitres sur la déconstruction des apparences).

 

Et, il n’y a pas de refus car tout ce que nous percevons (bon comme mauvais) n’est possible que par la conscience que nous en avons. Autrement dit tout ce qui est perçu par la conscience est forcément accepté par elle puisque c’est elle qui le fait vivre ! Or la conscience, qu’on l’ait réalisé ou pas, c’est ce que nous sommes. Ainsi, tout ce que nous percevons est d’office accepté par nous. Ce n’est que par l’analyse et la surimposition du tri sélectif du mental que cette perception est classée, rejetée ou acceptée. C’est à partir de là que se place le lâcher prise, il s’agit juste d’une voie pour sortir de l’idéation des perceptions.

 

 

 

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