Le temps et l'ego

 

 

L’identification à  un personnage s’appuie sur la croyance en l’histoire de ce personnage. C’est elle qui le fait exister. Sans histoire, pas de personnages. Le personnage est une construction faîte à partir d’une histoire dans laquelle il joue un rôle. Ce rôle a un continuum passé-présent-futur. Le futur est en fait la projection du passé vers l’idée d’un devenir. Le présent du personnage est la résultante du passé (cf. karma). C’est en effet la croyance en la dimension « temporelle »qui permet à toute histoire d’exister. En regardant de plus près, c’est en fait la croyance en l’existence du passé qui permet au temps d’exister. En effet, sans passé, il n’y a plus de possibilités d’idée de futur ni de présent car en l’absence de résultante de faits anciens (mémoire) il n’y a plus de référence d’aucune sorte.

Donc, tout se joue sur la croyance en le passé.

Qu'en est-il réellement ? Comment s’inscrit ce passé dans la réalité ?

En fait, en l’instant, si les pensées s’arrêtent, si le mental est au repos, le passé disparait, la notion même de passé n’existe pas, il n’y a qu’un vécu perceptif sensoriel et le sentiment de présence consciente.

C’est donc le mental qui fait naître tout cela.

 

Qu'en est-il de la réalité du mental ?

 

Là encore, dans le vécu direct le mental n'est pas perçu, seules les pensées le sont. Si l'attention éclaire le contenu des pensées, ce contenu apparaît vide de toute substance en l'absence de croyance. Si la pensée est crue, en parallèle à elle des sensations de fermeture sont perçues. Mais on remarque qu'il est impossible d'être présent en même temps à la pensée et aux sensations. Il en est ainsi pour toute attention focalisée. Dans le vécu direct donc, on ne peut être présent qu'à la pensée ou qu'aux sensations générées par elle. C'est le va et vient de l'attention focalisée de la pensée aux sensations (et inversement) qui les maintiennent, créant l'illusion de la réalité du contenu de la pensée c'est à dire la croyance en elle. En laissant l'attention sur les seules sensations elles se dissolvent dans la réalité du regard. En laissant l'attention sur la seule pensée, sa mise en doute face au réel la résorbe dans le silence.

 

 

 

Ainsi, on observe en direct l’absence de temporalité. C’est la pensée qui relie les instants entre eux, les rendant comme référents les uns par rapport aux autres et crée la fiction de la temporalité. En l’absence de pensée, il n’y a plus moi et ma vie, les autres, l’histoire des vies, il n’y a plus de référence d’aucune sorte, juste un jaillissement phénoménal éternellement neuf et inédit sur le fond immaculé de la conscience .

 

 

 

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