Après vidange du mental et donc désolidarisation des pensées égotiques.

 

 

 

Il peut y avoir une période difficile lorsque l’on réalise que le monde de la pensée est pure imagination et que l’on s’en désolidarise.

En effet, ne plus croire au contenu des pensées a pour effet d’élaguer toutes les pensées souffrantes mais aussi toutes celles qui étaient aimées et qui correspondaient à des stratégies pour améliorer la personnalité.

Ainsi par exemple toutes celles du type : je m’aime, je suis quelqu’un de bien, j’ai de la valeur etc... Toutes les pensées qui ont trait à la personne quelle qu’elles soient, ne sont plus crues.

Cela plonge dans une équanimité de toutes les perceptions, une disparition des émotions et une impression de neutralité qui peut être très dérangeante si elle est comparée à ce qui se vivait avant.

En réalité un processus est en cours.

L’attention qui était fixée sur un monde illusoire est revenue à sa source. A la source, tout y est  il n’y a ni besoin ni manque, il y a plénitude. Ainsi par ex, à la source qui est amour, il n’y a ni besoin d’aimer ni besoin d’être aimé cela se sait « source  amour ». Quand les événements attirent l’expression amour, cela se donne ou cela accueille. Le don comme l’accueil font partie de l’événementiel et ne correspondent à aucun besoin particulier, ils sont et c’est tout.

Pendant un moment qui peut être plus ou moins long, on ne réalise pas encore cela et la pensée « ce n’est pas normal ce qui arrive, je n’ai plus aucune humanité, plus aucun sentiment, donc plus de vie plus de goût à rien… », si elle est crue, peut rendre cette période extrêmement difficile. Il importe alors de la confronter au quotidien de ce qui se vit et même si les sensations paraissent éteintes par rapport à ce que l’on connaissait avant, en réalité tout est paisible et détendu.

 

Alors, progressivement, on découvre que rien ne nous a vraiment quitté, les expressions de la vie de l’amour sont toujours là, mais elles jaillissent de l’évènementiel y contribuant, sans interprétation,  sans notion de quelqu’un qui aime,  qui donne, qui accueille. Ce sont des mouvements naturels qui émergent dans l’êtreté. Leur moteur n’est plus la pensée égotique. Quand l’événement s’éteint, ses expressions aussi, tout se dissout dans la plénitude d’être qui elle ne disparait plus.

 

 

 

 

 Le vide: ou la peur de l'anéantissement  (2013)

 

Un certain nombre d'évènements, d'expériences, de cheminement vont tôt ou tard nous placer face à ce "vide" qui est en fait la peur existentielle de l'égo.

Lorsque plus rien ne vient combler ses désirs, lorsque le mental est vidé comme par exemple au cours d'un burn-out ou à l'issue de la mise en évidence du caractère illusoire de la pensée, lorsque l'impuissance ne peut plus être dépassée etc... On peut se retrouver en face d'un vide total qui est vécu comme une fin, un anéantissement proche bref comme l'angoisse absolue de la fin de la vie.

 

En réalité, ce vide que nous regardons est juste l'esprit vidé de tout contenu mental donc  l'esprit sans perception.

C'est parce que dans l'identification égotique le regard est crispé sur le contenu mental, et c'est cela qui sert de repères connus, que lorsque celui-ci se vide, la crispation si elle ne lâche pas en même temps fait voir l'absence au lieu de la plénitude de ce que l'on est.

Autrement dit, c'est l'habitude de regarder la périphérie plutôt que de s'intéresser à la Source qui regarde, qui fait vivre ce sentiment de vide lorsqu'il n'y a plus rien à regarder.

 

La clé est de s'abandonner à ce vide, ce qui se produit lorsque toutes les stratégies pour le fuir sont vues comme inefficaces. La peur s'éteint d'elle même avec l'acceptation de la mort.

Et c'est alors qu'on réalise que ce que l'on est vraiment est toujours là et ne peut pas mourir.

Le vide est alors vu comme éclairé par notre nature propre, c'est à dire conscience qui donne naissance, vie et mort à toutes les perceptions sans en être jamais affecté.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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