Il y a comme 2 perspectives face à la Manifestation, une illusoire et une réelle:

 

1- La perspective mentale, un film est alors créé à partir de la manifestation. Ce film s'appuie sur 2 concepts principaux: les dimensions du temps et de l'espace. Le monde apparaît

C'est la perception du "serpent de l'advaita" qui surimpose la corde

 

2- La perspective du vécu direct sans détours par le mental, c'est la conscience mise en forme qui se reconnaît comme telle. L’instant est tout ce qui est.

C'est le vécu direct "corde" qui n'est plus surimposé par le serpent

 

Dans le 1er cas, le monde est créé et il s'ensuit rapidement la création d'un second film au sein du 1er: le film du "moi" et de "ce qui n'est pas moi" avec tous les scénarii et souffrances qui en découlent.

Le 1er comme le 2nd films sont des films issus de la pensée séparatrice et n'appartiennent donc qu'à la fonction mentale. Dès que celle ci est négligée, les films disparaissent c'est ce que certains appellent "éveil"

 

Dans le second cas, le vécu est en unité avec tout ce qui est,  que la conscience "se mette en forme ou pas" Ceci se révèle être ainsi en permanence et n'est ni conditionné ni conditionnable. A noter que même quand le(s) film(s) via la construction mentale sont là, il y a unité avec l'imaginaire et ses conséquences en terme de ressentis.

 

On réalise que c'est donc la seconde façon d'aborder "ce qui est », qui est une constante, sans condition, totale et permanente alors que la 1ère façon est conditionnée à la présence fonctionnelle mentale et à la croyance en l'imaginaire produit.

 

C'est donc la 2nde perspective qui est la réalité absolue de la Manifestation, de tout ce qui est.

 

 

 

A noter que la conscience en forme ou pas est de nature totalement éveillée ce qui implique que l'éveil est aussi une constante. L'impression d'être "non éveillé" au cours de la manifestation vient du fait de l'unité à l'imaginaire mental qui focalise et sépare  excluant de façon fictive une partie du champ perceptif : celui présent en dehors de la focalisation mentale ainsi que la reconnaissance d'être cela, donc de l'unité au vécu.

De cela découle la mise en doute du contenu des pensées même non souffrantes.

 

 

 

 

Une fois les histoires égotiques vues, la pensée est comme désinvestie de son pouvoir de vérité.

 

Bien sûr toutes les pensées ne sont pas à mettre dans le même "sac".

Certaines sont des pointeurs directs de vérité. Elles émergent directement du silence et ont une force qui se reconnaît facilement.

 

Mais nombres d'entre elles sont au service de et nourrissent l'illusion 

Lorsque les histoires ne sont plus crues, arrive l'investigation des pensées "fonctionnelles", celles que l'on n'aurait jamais imaginé mettre en doute.

Ainsi, par exemple: j'ai un corps. Comment est ce que je sais que j'ai un corps?

Le monde existe, comment est ce que je le sais?

Le temps, l'espace existent? Est ce vrai?

 

Cette investigation pour ma part a été (et est encore) très jouissive. 

 

Puis toutes les pensées finissent par être négligées, mêmes les pointeurs les plus proche du réel car la pensée par essence maintient la séparation entre un sujet percevant et un objet perçu.

Dès lors les mots disparaissent et là règne l'Êtreté.

 

 

 

 

 

 

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