Délocalisation (avril 2014)

 

Ce qui est vraiment au sujet de la conscience, plus qu’une dé-focalisation, c’est une délocalisation.

Ce n’est pas de réaliser que la conscience n’est pas focale qui annihile le sens du moi mais plutôt de réaliser qu’elle n’est pas locale, autrement dit qu’il n’y pas de géographie à la conscience.

En effet , constater que la conscience peut se dé-focaliser ne change rien à l’illusion de croire qu’elle vient d’un centre conscient. Ce centre aurait alors la possibilité de zoomer ou de dé zoomer.

En réalité la conscience est à l’endroit de la perception même.

Lorsque quelque chose est perçu, il y a conscience de la perception. Cette conscience est au point de la perception sans aucune distance d’avec elle.

Il n’y a pas comme un endroit conscient qui percevrait une perception loin de lui, il y a intimité totale entre la perception et la conscience qui la perçoit.

La conscience est à l’endroit même de la perception. En réalisant cela, c’en est fini du centre conscient qui maintient le sens du moi. Tout est remis à sa juste place.

 

conscience et perception

 

Il y a souvent croyance que la "réalisation" ou l'"éveil"  seront atteints lorsque qu'il y aura une espèce d'omniprésence interprétée comme une espèce de perception globale comprenant toutes les perceptions existantes ou du moins toutes les percptions que l'on imagine exister en même temps.

Ceci est faux.

Si cela était vrai cela voudrait dire qu'à partir d'une espèce de centre conxcient (moi) tout serait perçu en même temps. Impossible! Ce la exploserait bien avant :-)) !

 

Dans la réalisation de ce qui se passe dans l'expérience immédiate vivante force est de constater qu'il n'y a qu'une seule perception à la fois. Cette perception peut être faite d'une forme avec des contours une vision précise de ceux ci ou être faîte d'un espèce de magma incluant la disparition des contours de la forme. Que la perception soit faite de contours précis ou de l'absence de contours il s'agit d'une seule perception.

 

Une seule perception à la fois.

 

Dans le regard focal, la perception a des contours et la définition des formes est précise. Dans le regard défocalisé, la perception ne concerne plus la forme et ses limites mais une globalité sans forme.

 

Dans tous les cas quelque soit le type de perception, la concience qui perçoit la perception est, elle, ni focale ni défocale, elle est à la localisation même de la perception, elle est l'intimité de la perception,  elle est la perception elle même.

 

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De quoi sont faites les perceptions, comment fonctionnent-elles ?

 

Observation à partir des idées toutes faîtes de base:

 

Tout ce qui est perçu semble l'être par la sensorialité (dans la signification la plus large) et ce qui s'en dit et fait via le mental.

On a aussi comme l'impression que les phénomènes ont une préexistence à la conscience individuelle,

Cependant, ils ne paraissent avoir d'existence malgré tout pour l'individu que dès lors qu'ils sont perçus par ce même individu. Il semble qu’ils soient perçus à partir des sens de ce même individu.

Si on part du point de vue que les phénomènes n’existent uniquement que parce que c'est la conscience qui les fait émerger là encore, la reconnaissance des phénomènes passe par la conscience de la sensorialité.

Il semblerait que cette sensorialité passe par le corps physique, par les sens.

Tout ce qui est perçu à travers les sens est forcément limité.

Une idée assez couramment répandue est de croire que l'on atteint la conscience pure dès lors que tout ce qui existe est perçu.

Dans cette pensée, l'idée est que tout ce qui existe c'est ce qui est perçu non seulement par l'individu que je crois être (avec conscience, inconscience, subconscient etc.) mais aussi ce qui est perçu par tous les autres individus que je ne suis pas sans compter les phénomènes qui me paraissent exister en dehors de la conscience

Si l'on regarde de près cette pensée c'est impossible. Cela voudrait dire que toutes les perceptions réparties dans tous les individus existants (et plus) pourraient être perçues à partir d'un seul individu. Que toutes ces perceptions perçues dans la multiplicité pourraient être perçues directement par un seul petit « objet » : un individu unique. La façon dont est fabriqué l'individu ne lui permet pas cela. L'individu peut être comparé à un émetteur-récepteur (transistor). Comment un seul transistor pourrait-il capter et transmettre ce que la  totalité des transistors capte et transmet?

Cela montre que la recherche de l'illimité dans les phénomènes est absurde. 

 

Une autre pensée est celle de se croire conscience certes, mais conscience individuelle c'est-à-dire limitée. Cela part du postulat qu'il existe plein de consciences individuelles au sein de la pure conscience.

En fait quand je crois à cette pensée, je me sens, je me vis conscience mais je lui surimpose une idée : cette idée est une forme de limitation. Celle-ci peut être une image dans la tête, celle d'un corps (que je dis être mon corps, nouvelle pensée), celle d'une forme plus ou moins géométrique comme par exemple, une espèce de lasso qui encerclerait cette conscience individuelle ou tout autre forme née de  l’imaginaire. Une autre image peut être celle d'une vision d'un paysage imaginaire, d’un lieu  au sein duquel il y a des formes humaines dont  une serait la mienne et les autres celles des autres humains. Il peut également s'agir du simple mot » conscience » dont l'image associée au vécu vient le limiteretc...

Là encore, on confond la conscience avec les formes qu'elle prend dans l’imaginaire mental.

Dès lors que l'on réalise l'attention portée sur ces pensées, celles-ci peuvent s'écarter ne laissant que le vécu direct de la conscience.  Dans ce vécu direct il n'existe pas de conscience individuelle ni de conscience collective ni de globalité de conscience. Il existe un vécu de conscience sans aucun qualificatif. Ce vécu est le même qu'il existe ou non des perceptions et il est notre nature intime et permanente.

On réalise alors que les phénomènes n’existent que par la conscience qu'il y a d'eux. Parler de quantité de conscience ou de localisation de conscience devient un non-sens.

 

Enfin, il devient évidence que conscience individuelle, conscience témoin, conscience pure ne sont que des concepts qui désignent une seule réalité: l'Ultime, pure conscience

 

 

 

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