Ouvrir les yeux sur le réel : la place des pensées

Investigation

 

 

C’est parce que l’on croit aux pensées qu’on se les fait vivre.

L’investigation permet de rétablir la vérité.

Cette investigation passe par une étape intermédiaire : étape où l’on commence à réaliser que l’origine de la souffrance se situe dans le contenu de certaines pensées, les pensées égotiques.

Lorsque l’on commence à réaliser que ce sont les pensées qui véhiculent l’origine de la souffrance, on cherche à s’en débarrasser.

Il ne faut pas s’arrêter à cela car la perspective est encore fausse, en effet en cherchant à s’en débarrasser on leur donne encore un pouvoir qu’elles n’ont pas celui, implicite de dire vrai.

L’investigation doit permettre de réaliser que lorsque la pensée n’est pas là, il n’y a pas la souffrance qu’elle véhicule. Donc, que notre nature propre, sans cette pensée, est sans cette souffrance.

En réalisant que de façon innée, de façon naturelle, nous vivons sans cette souffrance, nous réalisons que c’est ce qui existe en permanence, dès lors qu’il n’y a pas d’accroche à la pensée. C’est la constatation de ce vécu direct sans souffrance qui permet de réaliser que seule la croyance en la pensée la fait apparaître.

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Dès lors, la croyance tombe par l’évidence que de façon naturelle il n’y a pas ce que la pensée raconte. Cette croyance tombée, la pensée peut ou ne pas être là, cela n’a plus d’impact, cela n’a plus d’importance et ne vient plus troubler la sérénité profonde que nous sommes.

 

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Exemple:

 

Ce qui est vrai, ce qui existe vraiment ne peut être impermanent.

Les phénomènes disparaissent par essence même mais pas ce que nous sommes qui est permanent.

Le fait que les phénomènes disparaissent ne nous gêne pas (sinon il nous serait impossible d’aller dormir toutes les nuits !....). Ce qui nous gêne c’est la croyance que nous puissions disparaître, donc la croyance que nous nous prenions pour un phénomène.

 

 

Exemple : j’ai peur de mourir. Si cela était vrai, la peur ne me lâcherait jamais. Or les seuls moments où la peur est là, c’est quand cette pensée est là et que je la crois. Quand je suis occupée à autre chose, quand je dors quand je me promène etc..il n’y a aucune peur. Mais quand la pensée ‘je suis quelqu’un’ est là, en filigrane avec elle arrive l’inévitable peur de disparaître. Ce qui amène la confusion, c’est que l’on ressent souvent plus vite le cortège de sensations qui est issu de la peur de mourir que la pensée dont il est issu. En interrogeant les sensations, on observe bien qu’elles sont en lien avec la peur de ne plus exister. Peu importe finalement la direction à partir de laquelle tout cela est perçu car il y a une totale dépendance entre les 2. Mais en investiguant cette peur, on découvre peu à peu que dans la plus grande partie de notre vie elle n’y est pas. Quand le mental est occupé à autre chose ou qu’il est au repos, il n’y a pas cette peur. Si cette peur existait vraiment elle serait là tout le temps, sans discontinuité avec ou sans mental. On réalise ainsi qu’elle n’apparaît qu’avec la pensée ‘peur de mourir, peur de ne plus exister’ mais pas avec la vie directement vécue. Dès que cela est totalement vu, il devient évident qu’il s’agit d’une chimère et non du réel.

 

 

 

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