La conscience témoin : origine de la mémoire

 

À partir d’un vécu direct, la reconnaissance de ce vécu se fait comme par dédoublement de la conscience c’est-à-dire une projection de celle-ci qui se positionne et prend note de ce qui se passe. C’est là qu’apparaît le sujet percevant l’objet perçu. On peut aussi appeler ce mouvement « l’attention ». C’est cette prise de notes du sujet percevant l’objet qui fait apparaître le premier « je » individualisé, transformant le vécu direct précédent  en expérience de ce « je ». En observant ce mécanisme, on réalise que ce dédoublement du vécu direct en un objet perçu et un sujet qui perçoit fait le lit de la pensée. Le « je » attention est le 1er mouvement de séparation de conscience. C’est le premier mouvement de création mentale.qui se greffe sur le 1er mouvement de projection (l'attention par rapport à la conscience pure)

Dès lors qu’apparaît ce sujet qui note l’expérience, cette prise de notes s’effectue sous forme d’une conceptualisation avec mise en mots mais plus souvent, avant même cette conceptualisation, sous forme d’une mécanique imaginaire sensorielle (images visuelles, forme auditive, forme olfactive etc.) dérivée de la sensorialité directe mais construite exactement comme une reproduction de paysage. C’est cela qui crée la mémoire.

 

Il n’existe aucune mémorisation possible de la réalité du vécu direct. La mémorisation ne peut se faire qu’à partir d’un imaginaire sensoriel puis conceptuel, propre du fonctionnement et de la nature même du mental.

 

 

 

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