La pensée est par nature hallucination (2013)

 

 Il suffit de se mettre dans le vécu direct, c'est à dire dans le vécu sans pensée pour réaliser l'intensité de la vie de ce vécu et l'unité de ce qui se vit et se voit. Il n'y a pas de séparation dans le vécu direct, la vie est totale.

En explorant la pensée on réalise qu'il s'agit comme d'une reproduction de l'instant présent : un film fabriqué qui essaye de reproduire le vécu direct. Ce film n'a pas la vitalité du vécu direct. A dire vrai, il n'a aucune vitalité, c'est du vent. On a l'impression qu'il prend une certaine vitalité dès lors qu'il est cru et que cela génère des ressentis. Mais la vitalité n'est pas le film lui-même mais les ressentis qui découlent de la croyance.

 

La pensée est film, creux, sans vie, pure imagination, c'est une hallucination

 

Observation du mental      (2012)                                                                            

 

Une grande partie du temps nous rêvons notre vie au lieu de la vivre.

L'observation de ce fonctionnement peut  apprendre, petit à petit, comment se met en place cette illusion gérée par le mental, ce qu'elle induit et la construction du rêve qui est prise pour la réalité.

Le mental fonctionne sur un mode duel. Tout est divisé en une chose et son contraire. La création d'un pôle induit obligatoirement la création de son opposé. Ceci explique les phénomènes de retour de manivelle vécus obligatoirement dans ce mode de fonctionnement. La "matière" dont se sert le mental pour fonctionner correspond tout simplement à l'expérience de la vie. Cette expérience est ensuite saisie, de façon souvent extrêmement rapide, tellement rapide que nous n'en avons pas conscience la plupart du temps, expliquant la superposition du rêve à la réalité. La saisie de cette expérience, permet au mental de l'analyser et de la répertorier dans ce qui est déjà connu

. Ainsi l'expérience est jugée correcte ou non correcte conformément au mode de fonctionnement du mental duel. À partir de cette saisie et analyse, l'expérience est intégrée à la mémoire stockée dans le mental et donne naissance dans ce même mental à une histoire racontée. Cette histoire qui se raconte, bien souvent de façon compulsive se place devant les sens et obscurcie la réalité.

L’écoute, la vision se heurtent ainsi à un voile ou même à un mur déformant diffractant la perception directe.

En laissant être ce qui est, en particulier cet état de rêve, l'observation fluide, sans attente, sans jugement, sans stratégie d'évitement va permettre de décrypter petit à petit ce mécanisme fonctionnel du mental. La première étape est de porter l'attention sur les sensations corporelles. En observant dans la durée ces sensations, il est possible de remarquer leur extrême labilité qui répond instant après instant à la psyché. En effet, elles concrétisent dans le corps ce qui se pense dans la tête. En insistant sur cette attention portée aux sensations corporelles on remarque régulièrement que ces sensations se dissolvent entre 2 pensées à l'intérieur d'un espace silencieux et calme toujours présent en amont. À partir de là, apparaît déjà une dissociation entre l’hyperactivité de l'intellect avec ses réponses sensorielles et ce calme permanent en amont des sensations corporelles. Lorsque le discernement s'installe et voit la discordance entre ce que raconte la tête et ce qui se vit réellement, l'observation du mental peut réellement commencer. En effet tant que ce discernement n'est pas là, l'observation s'effectue à partir du mental lui-même et ne peut donc pas le regarder. Ce n'est que lorsque l'observation quitte le mental qu'elle peut l'observer.

L'observation du mental objective petit à petit son mode de fonctionnement. À l'origine donc, il y a l'expérience de vie. Le mental se saisit de cette expérience, l'analyse, la répertorie, l'associe à sa banque de données déjà présentes et à partir de tout cela en fait une histoire. Cette histoire, tout d'abord sous forme uniquement de pensées conscientes ou plus souvent inconscientes va se concrétiser. En effet toute création est issue d'une intention. Le premier mode de concrétisation de la pensée est vibratoire. Cette vibration s'exprime ensuite de façon variable selon les individus. Très souvent cette première expression est une image statique et ou dynamique lorsque la vision est le sens préférentiel de l'individu. Chez d'autres cette première forme est plutôt auditive. Le cortège sensoriel qui accompagne la pensée peut précéder ou seconder l'image ou l'audition. Lorsque ceci est mis en place l'observation permet de constater que seules les sensations corporelles sont réelles. En effet l'image statique ou dynamique de même que l'audition issue de la pensée ne sont que des constructions mentales au même titre que cette pensée. Ainsi même si le rêve est pris pour la réalité, il est possible de le retrouver dans les sensations corporelles.

Petit à petit, l'observation du fonctionnement mental fait prendre conscience de tous ces voiles, constructions mentales pures qui interfèrent avec la vision directe de la réalité. Dès que ceci est vu la construction s’effondre, la vision s’éclaire, intense, totalement transparente retrouvant la simplicité et la beauté fondamentale de la réalité.

À chaque instant les constructions du mental peuvent être révélées. Toutes les interprétations de la réalité sont vues pour ce qu'elles sont, et ainsi  abandonnées.

 

L'observation en elle-même se suffit, elle s'affine, s'intensifie, s’élargie, au fur et à mesure de son utilisation de plus en plus pénétrante révélant la simple réalité dissociée des constructions mentales qui la limitent.

Et l'on découvre que cette observation est pure conscience, ce que nous sommes réellement.

 

 

 

 

 

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