L’inconsistance du mental

 

Le mental c’est en fait un concept qui désigne la pensée, son élaboration et les fonctionnalités d’analyse, comparaison, et tri en inter pensées.

 

Dans la métaphore du serpent de l’advaita (on croit voir un serpent alors qu’il s’agit d’une corde) le mental constitue le serpent qui se surimpose à la corde, c’est-à-dire le rêve qui se surimpose au réel.

 

Dans l’écoute attentive et fine de ce qui se passe à chaque instant il est possible de repérer que la pensée apparaît dans un second temps. Il y a en 1er lieu une immédiateté qui se vit en direct. Celle-ci dans un second temps devient le « terrain » d’action de la pensée qui l’interprète, la compare à sa banque de données « mémoire » puis vient comme se surimposer à elle, uniquement par le fait que l’écoute se déplace sur elle au lieu de rester dans l’immédiateté non pensée. C’est alors le contenu de la pensée qui devient immédiateté vécue, sauf que ce vécu-là est une élaboration fictive, construction sans aucun autre support que la pensée elle-même.

Pour sentir la différence entre le vécu non pensé et le vécu pensée, il suffit d’expérimenter la différence de vécu entre par exemple la perception en direct de la vue d’un paysage, et la perception, les yeux fermés, du souvenir du paysage précédemment observé. Rien à voir. Regardez en direct le corps et regarder la pensée du corps….etc..

 

En effet, quand l’observation est habitée, la clarté illumine ce qui est. L’illusion immédiatement reconnue, s’efface ne laissant que ce qui ne peut pas s’effacer : la pure réalité. Ce qui est reconnu et vu comme faux est la pensée ainsi que toutes les élaborations qui la produisent.

 

Ceci se fait d’une façon beaucoup plus facile et immédiate, en se réveillant du rêve nocturne où sans l’ombre d’un doute la plupart du temps il est évident que les pensées de la nuit sont bien de l’imagination .

 

Ce qui nous trompe, c’est que dans cette habitude ancrée de surimposer la pensée à toutes perceptions 1ères, c’est que cette surimposition se fait non seulement à partir des perceptions sensorielles mais aussi à partir de la perception de la pensée elle-même.

Le type de pensée surimposé est celui qui donne du sens et éventuellement de la valeur à ces perceptions. La croyance en la signification donnée ainsi qu’en la valeur amène un vécu ressenti secondaire alternant entre des états de fermeture et des états d’ouverture et ce, encore une fois, quel que soit le type de perception 1ere. Ainsi tant que ce mécanisme n’a pas été vu il y a l’impression que tout ce qui est perçu amène ces ressentis « yoyo ». C’est en réalité le vécu issu de la surimposition.

Lorsque cela est vu, la pensée sens et valeur s’efface et le vécu « yoyo » avec.

 

Ce qui est alors dévoilé est la vie elle-même, en direct vibration lumière qui se déploie et danse avec elle-même.

 

 

 

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