Le vécu tronqué de l’égo.

 

 

A travers l’ego c’est-à-dire l’identification à un moi et ses innombrables personnages emboîtés, jamais au grand jamais ne peut s’expérimenter en direct la réalité de ce que nous sommes.

Ainsi jamais le personnage ne peut aimer, jamais il ne peut connaître la joie, la plénitude, la sérénité la profondeur du silence, jamais il n'est conscient….

Tout simplement car il est impossible à un rêve de connaître cela.

Le personnage est une histoire modélisée qui répond aux critères du modèle et donc, en particulier, aux idées, concepts de l’amour, de la joie, de la plénitude, de la paix, de la conscience.

L’expérience rêvée du personnage est donc conceptuelle.

Dans l’identification au personnage il n’y a donc jamais véritable expression d’amour, de joie, plénitude, paix et conscience.

 

L’amour, la joie, la plénitude, l'êtreté, la conscience, la sérénité sont pleinement « vécu » dès lors que le personnage s’effondre.

Ce n’est pas une faille en lui qui permet à la réalité de s’infiltrer mais uniquement sa disparition qui permet de retrouver cette réalité toujours présente.

 

 

Ceci est une vérité qui se vérifie à chaque instant et non pas dans l’idée d’un continuum.

Il n’y a pas à rechercher un effondrement définitif donc temporel de tous les personnages mais juste à voir cela à l’instant.

Ainsi par ex si vous sentez et vivez pleinement l’amour ce n’est pas l’autre ou un objet qui en est la cause mais c’est parce que la personne que vous croyez être a disparue, si vous avez une prise de conscience ce n’est pas la personne que vous croyez être qui prend conscience mais c’est juste sa disparition qui a permis de retrouver la clarté, la connaissance que vous êtes. Etc..

 

Constatez, chaque fois que la joie, la plénitude, la présence, l’amour se vivent pleinement… c’est tout simplement parce qu’il n’y a personne..

 

 

 

 

 

 

Où se trouve le réel ?

 

 

Le vécu direct, c’est l’instant. Cet instant est fait de la conscience et formes jaillissantes, crées perçues et vécues par elle. Les formes sont exactement de même nature qu’elle, elles sont faîte de conscience. La seule différence est qu’elles sont simplement en mouvance, changement perpétuel donc impermanente pour une seule forme, alors que leur nature, elle, est permanence.

En parallèle, il y a une forme très particulière qui crée comme une reproduction de ce mouvement expressif de l’instant, c’est la forme du rêve, c’est-à-dire c’est la forme issue du fonctionnement mental. Cette forme est comme un mime du réel, une forme reproductrice qui peut surgir à chaque instant. La différence expressive de ces formes avec celles du réel c’est que toutes les expressions sont imaginées, sont créés à partir de concepts et d’idées et ne sont pas faîtes de l’essence elle-même comme précédemment. Ces formes pures imaginations sont vides, elles n’ont rien à voir avec l’essence, elles appartiennent à un film, un rêve. Elles ne sont pas « habitées ».

Il y a un attrait fort à ces formes mentales. Cet attrait fait que le fonctionnement mental est tant sollicité que le regard finit comme par occulter la réalité jaillissante au profit de la forme conceptuelle. C’est cela qui crée le bug de la surimposition du rêve sur le réel.

 

A chaque instant il est possible de réaliser l’imposture.

En effet les formes mentales les plus attrayantes sont celles de la personne et des personnages.

Le personnage, la personne s’attribuent tout ce qui se vit, ce qui se passe, en les déclarant être sien ou être aux autres. Toutes les perceptions sont ainsi classées dans le rêve et possédées par les uns ou les autres. Il s’ensuit la notion de pouvoir personnel sur ces possessions et celui de choix.

L’identification à ceci amène à essayer d’enfermer dans l’imaginaire le flux de la vie, ce qui est extrêmement difficile et demande une mobilisation d’énergie colossale. Voilà pourquoi lorsque l’on est identifié au « moi » cela crée immédiatement un vécu de tension.

 

Si l’attention se libère un tant soit peu de cet attrait hypnotique du rêve, la réalité va pouvoir se reconnaître.

En effet aucun personnage, aucune personne ne peut vivre le réel, ceci par nature même puisque ceux-ci ne sont faits que de concepts, de mémoire ou idéation.

Ainsi tout vécu direct n’est réalisable que si la personne n’est pas regardée.

Lorsqu’il y a ressenti, ce n’est pas la personne qui ressent mais la conscience qui perçoit le ressenti

Lorsqu’il y a vision, audition, olfaction ou toute autre sensation, c’est juste que la personne a disparu le temps du vécu de la sensation

Lorsqu’il y a ressenti d’une émotion ou d’un sentiment idem, la personne ne peut absolument pas percevoir cela, c’est juste qu’au moment du ressenti de cela, la personne est absente.

Le moi sent l’amour rayonner, c’est faux, l’amour est vécu dans son rayonnement quand la personne est effondrée.

Je suis joyeuse, faux la joie se vit quand « je » ne suis plus là

A chaque immédiateté de vécu, il n’y a personne.

La personne comme les personnages ne peuvent et ne pourront jamais sentir, ressentir, éprouver les expressions de l’amour, la joie, la plénitude, la présence, la conscience, bref de l’existence. Ils « vivent » de l’imaginaire, du rêve, creux sans substance, sans vie, images de BD, ou de pellicule de film.

En étant attentif, il se réalise que lorsque le personnage est regardé il n’y a aucun vécu direct, c’est comme une espèce d’anesthésie générale. Quand tout le vécu direct est habité et reconnu c’est qu’il n’y a plus personne.

 

 

Il y a en finalité une grande surprise, en effet, il devient comme évident que finalement le vécu direct est bien prédominant à chaque instant car même si on se prend pour quelqu’un tous les sentis, ressentis, perceptions perçus se font en dehors la personne. L’effondrement de la personne et du rêve est donc pratiquement toujours présent !

 

 

 

 

 

 

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