SE  METTRE  A L’ECOUTE

 

Se mettre à l’écoute, c’est habiter l’instant présent. L’instant présent est toujours accepté par notre nature véritable. Si cela n’était pas le cas, il n’existerait pas. Tout ce que nous vivons, percevons est d’office accepté par ce que nous sommes car sinon nous ne le percevrions pas.

Qu’il y ait des choses perçues ou pas (la perception de l’absence de chose perçue est aussi une perception) nous le savons par ce champ de conscience que nous sommes. Toute chose perçue l’est par la conscience que nous sommes. L’aperception est perçue également par la conscience que nous sommes. Tout ceci se déroule en permanence et est toujours accepté. A ce niveau, le mot même d’acceptation n’a pas lieu d’être, c’est une évidence, c'est Ainsi.

Ce n’est qu’en seconde main, si l’on peut dire, que le mental s’en mêle et vient faire le tri en fonction de la base de ses données construites à partir de la mémoire, en j’aime, je n’aime  pas. A partir de ce tri mental se produit soit la crispation de la conscience sur ce qui est classé en « j’aime », soit l’occultisme de cette même conscience sur le « je n’aime pas » qui dénie ce qui est. C’est à ce niveau que se passe la non acceptation, au niveau de ce fonctionnement arbitraire et conceptuel issu de mémoires donc de perceptions qui n’existent plus et qui se substituent à la vérité de ce qui existe à l’instant. C’est ainsi que s'habite l’illusoire de ce qui n’est pas au lieu d’habiter ce qui est. Ce déplacement de  l'attention est la source de tous les problèmes.

 

Se mettre à l’écoute c’est se repositionner d’office dans la réalité de l’instant présent. C’est remboîter une réalité qui existe de toutes façons. Bien sûr, cette écoute peut être parasitée par les mécanismes égotiques auxquels on adhère implicitement tant qu’ils n’ont pas été vus mais dans l’acceptation de cette écoute, petit à petit, tout se dévoile, le faux du réel. D’elle seule émergent la vision des mécanismes de la personnalité, les façons dont le corps et l’esprit fonctionnent et le sentiment petit à petit de se sentir être davantage le sujet écoutant que ce qu’il écoute. Les perceptions, aperceptions se déroulent inlassablement dans  l’écoute révélant la plénitude de chaque instant. Petit à petit l’habitude de porter l’attention sur les seules pensées se relâche, l’ouverture de l’écoute s’agrandie, les barrières dedans-dehors disparaissent ainsi que le sentiment de séparation. A l’ultime, l’attention se détache des perceptions pour se réaliser elle-même se retrouvant source de tout ce qui est, présence, conscience, amour, unité, silence, paix.

 

 

 

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